« La pub nous rend cons »…

Nouvelle version, mise à jour le 09-07-2015.

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Quelques pub récentes m’ont donné envie de vomir. Cela m’arrive souvent, mais les publicitaires me paraissent particulièrement en forme en ce moment, et je pense qu’il est bon de faire un peu de contre-pub. à l’obscénité, au machisme, à l’antiféminisme et à cette sorte de choses…

Le titre de cet article est tiré de celui d’un livre publié par Hara Kiri : La pub nous prend pour des cons, la pub nous rend cons. Ce n’était qu’un début, continuons l’œuvre qu’ils ont commencée… Lire la suite « « La pub nous rend cons »… »

À propos des institutions de l’Union européenne…

Image : Paysage avec l’enlèvement d’Europe, Hendrik van Minderhout (1632 –1696), musée des beaux-arts de Rouen (détail)
© Wikipédia

Cette illustration a été choisie en référence à un récent livre de Robert Salais, Le Viol d’Europe. Enquête sur la disparition d’une idée (PUF, 2013), dont l’argument est que l’Union européenne, dès son origine, a été victime d’un conflit entre la volonté d’en faire une entité libérale, avec pour objectif essentiel la mise en place de la « concurrence libre et non faussée », et des objectifs politiques et sociaux, ceux-ci ayant toujours perdu toutes les batailles : la référence que fait le titre du livre au mythe de l’enlèvement et, dans une de ses deux versions, du viol de la princesse Europe par Zeus ayant pris la forme d’un taureau figure cette succession de défaites.

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Quelques réflexions anciennes

Le texte qui suit a été écrit en février 2005, au moment de la campagne du référendum français sur le projet de traité pour une constitution européenne (TCE). Rappelons le résultat de ce référendum : le projet de TCE a été largement rejeté le 29 mai 2005, sous la présidence de Jacques Chirac, par 54,67 % de Non, avec un taux de participation de 69,34 % et un taux de blancs et nuls de 2,51 %. Le contenu du traité, dont la mise en œuvre aurait nécessité la ratification par l’ensemble des États de l’Union européenne, a ensuite été renégocié et la France a ratifié son remplaçant, le traité de Lisbonne, le 8 février 2008, cette fois par voie parlementaire, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Lire la suite « À propos des institutions de l’Union européenne… »

« Contreparties chiffrées », vous avez dit « Contreparties chiffrées », mon cher cousin ?

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Pacte de responsabilité, langue de bois, manipulation et incompétence

En ouverture de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, le président de la République, François Hollande, a défini les quatre chantiers du pacte de responsabilité Lire la suite « « Contreparties chiffrées », vous avez dit « Contreparties chiffrées », mon cher cousin ? »

Signez le manifeste « Pour une union politique de l’euro » !

Image : L’Enlèvement d’Europe par le Titien (1959-1562), Isabella Stewart Gardner Museum, détail
© Wikipedia

Cette illustration a été choisie en référence à un récent livre de Robert Salais, Le Viol d’Europe. Enquête sur la disparition d’une idée (PUF, 2013), dont l’argument est que l’Union européenne, dès son origine, a  été victime d’un conflit entre la volonté d’en faire une entité libérale, avec pour objectif essentiel la mise en place de la « concurrence libre et non faussée », et des objectifs politiques et sociaux, ceux-ci ayant toujours perdu toutes les batailles : la référence que fait le titre du livre au mythe de l’enlèvement et, dans une de ses deux versions, au viol de la princesse Europe par Zeus ayant pris la forme d’un taureau figure cette succession de défaites.

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Le Monde daté du 18-02-2014 a consacré une pleine page au manifeste intitulé Pour une union politique de l’euro, accessible aux abonnés à LeMonde.fr. Mais il est préférable de consulter le manifeste complet sur le site qui lui est dédié. Et il faut l’y signer ! Lire la suite « Signez le manifeste « Pour une union politique de l’euro » ! »

Pour une abolition des privilèges la nuit du 4 août prochain !

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Mercredi 8 janvier, le bureau du Sénat avait refusé, au scrutin secret, la levée de l’immunité parlementaire de Serge Dassault, sénateur de l’Essonne, par 13 voix contre, 12 pour et une abstention. La justice avait demandé cette levée pour pouvoir interroger M. Dassault en garde à vue, dans une affaire où il est question d’achat de votes lors des dernières municipales de Corbeil-Essonnes et d’un assassinat. La majorité sénatoriale de gauche détient la majorité des sièges dans ce bureau, avec 14 élus contre 12 pour l’opposition de droite.

Cette décision avait fort logiquement fait des vagues. La question que presque tous les médias ont posée était de savoir lequel, parmi les élus de gauche, avait voté contre la levée de l’immunité. Le président du Sénat a obtenu le retour au vote à main levée pour ce type de décision. La justice, considérant qu’elle disposait de nouveaux éléments, a ensuite demandé la levée de l’immunité une nouvelle fois – la troisième demande, il y en avait déjà eu une, également refusée, en juillet dernier –, et cette levée a finalement été votée à main levée par les quatorze sénateurs de gauche, l’opposition refusant de participer au vote.

La bonne question n’est pas celle qu’à peu près toute la presse a posée. En réalité, il s’agissait de permettre à la justice de traiter M. Dassault, évidemment présumé innocent et en outre non mis en examen, comme serait dans ce cas traité n’importe quel être humain non parlementaire que la justice française chercherait à interroger dans une affaire de ce type. Et ce qui est stupéfiant est non pas qu’on puisse soupçonner un sénateur de gauche d’avoir voté contre la levée de l’immunité – il pourrait même y en avoir eu plusieurs, le scrutin ayant été secret –, mais qu’il y ait eu douze sénateurs, de droite ou de gauche, cela n’a pas d’importance, pour profiter de l’anonymat pour voter contre cette mesure de bon sens, et que, lors du dernier vote, cette fois à main levée, les douze sénateurs de l’opposition n’aient pas eu le courage de maintenir leur position en votant contre la levée ni de prendre une position claire, mais aient refusé de prendre part au vote.

Les bonnes questions sont : Pourquoi s’étonne-t-on qu’un sénateur de gauche ait pu voter contre cette levée, mais pas que douze sénateurs de droite l’aient fait ? Qu’est-ce qui fait que l’appartenance partisane conduise des élus à transformer une garantie législative de leur indépendance en privilège permettant de placer un de leurs collègues au-dessus des lois ?

Il ne s’agit pas ici de critiquer particulièrement la droite : dans des affaires analogues, on a vu la gauche, tout autant que la droite, soutenir un des siens ; dans des affaires qui ont abouti à des condamnations infamantes fermes, on les a vues réinstaller un condamné à un poste où il avait gravement fauté, en le redésignant comme candidat à une élection – on ne peut reprocher davantage aux électeurs de l’élire ensuite qu’à un parti de l’avoir redésigné – ou en le renommant à un poste de responsabilité dans la haute fonction publique. Il s’agit d’exiger de nos élus, et de ceux qu’on appelle souvent nos élites, qu’ils changent leur politique corporatiste. Dans la nuit du 4 août 1789, la noblesse et le clergé avaient fortement contribué au vote par la Constituante de l’abolition des privilèges. Chiche que notre parlement passe à l’acte le 4 août 2014 et achève la traduction dans les faits, 225 ans après, d’un rêve de la Révolution.

© Serge Ruscram, 14-02-2014
Utilisation possible, sous réserve de mentionner l’auteur et l’URL du blog.

Laïcité, égalité pour les femmes, révolutions arabes…

Un très intéressant colloque s’est déroulé le 23-01-2014 au Sénat, sur le sujet suivant :

La laïcité, un enjeu d’égalité pour les femmes, à la lumière des révolutions du monde arabe

Il était organisé par Françoise Laborde, sénatrice PRG de la Haute-Garonne, en partenariat avec l’association Égale (Égalité, Laïcité, Europe) et l’AFEM (association pour les femmes de l’Europe méridionale).

Le programme complet est fourni plus bas. L’ensemble des interventions est accessible en audio sur le site d’Égale.

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Le premier aspect intéressant de ce colloque est qu’il a donné la parole à des laïques, et surtout à des femmes laïques, du Sud et de l’Est du bassin méditerranéen, issu(e)s du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, d’Égypte, du Liban, d’origines culturelles et de convictions spirituelles diverses… Ce sont des voix à qui les médias donnent bien peu de place, alors qu’elles existent plus que, de ce fait, on ne l’imagine souvent : raison de plus pour les écouter et diffuser leur parole.

Le deuxième aspect intéressant, et essentiel, est qu’à travers cette diversité d’opinions, par exemple sur l’appréciation de la toute récente constitution tunisienne, une grande unanimité se fait sur le fait que la liberté de conscience et la libération de la femme passent obligatoirement par la séparation de l’État et des religions, quelles qu’elles soient.

Si vous prenez le temps d’écouter toutes les interventions, vous aurez un vaste panorama de la situation des femmes, et de ce que la laïcité apporterait, dans le Sud et l’Est du bassin méditerranéen (avec les interventions du matin) et en Europe (avec celles de l’après-midi).

Si vous voulez faire une sélection, je vous indique ce qui m’a paru le plus original et m’a appris le plus de choses :

  • dans la 1e table ronde, la juxtaposition des interventions de Jean Maher (enregistrement audible à partir de l’index 300 seulement) et de Nadia El Fani donne deux interprétations divergentes, l’une optimiste et l’autre beaucoup moins, de l’état de la révolution tunisienne et de la récente constitution ;
  • dans la 2e table ronde, l’intervention de Soad Baba Aïssa donne des informations sur la situation des femmes en Algérie, pays dont on parle trop peu depuis le déclenchement des révolutions arables ; elle souligne que le danger et la vigueur des intégrismes des religions autres que l’islam ne doivent pas être oubliés, et rappelle opportunément que les institutions françaises respectent trop souvent insuffisamment la laïcité, avec des conséquences graves : risques de développer le communautarisme, risques de ce qu’on appelle souvent abusivement les « aménagements raisonnables »… ;
  • toujours dans la 2e table ronde, Zineb El Rhazoui décrit la situation des femmes au Maroc, ce qui conduit à fortement relativiser l’image modérée du royaume chérifien souvent donnée par les médias ;
  • dans la 4e table ronde, Moussa Allem donne une vision de l’action pour l’égalité fondée sur sa pratique du travail sur le terrain en France, qui diverge des positions habituelles dans le monde laïque : pour lui, par exemple, militer contre le port du voile n’est pas un objectif prioritaire, il vaut mieux s’attacher à réunir les conditions pour que les femmes musulmanes participent davantage à la vie de la cité et aux activités sociales ;
  • enfin, la conclusion des travaux, présentée par Gérard Delfau, montre bien l’originalité de ce colloque.

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Programme complet

9 h 30 :  mot de bienvenue par Françoise Laborde, sénatrice

9 h 45 :  allocution d’ouverture, par Fatima Lalem, adjointe au maire de Paris chargée de l’égalité femme/homme

10 h 15 :  introduction au débat, par Jean-Claude Boual, secrétaire général adjoint d’Égale

Matin : les enjeux dans le monde arabe et la région méditerranéenne

10 h 30 :  première table ronde, Les révolutions pour les droits universels

Modératrice : Nelly Jazra-Bandarra, vice-présidente de l’AFEM

Participants :

  • Saïda Douki-Dedieu, psychiatre
  • Jean Maher, président de l’union égyptienne des droits humains, représentant des Coptes en France
  • Nadia El Fani, cinéaste, auteure du film Laïcité Inch Allah, lauréate du prix de la laïcité 2011

11 h 30 :  deuxième table ronde, Les revendications des droits universels dans la région

Modératrice : Laure Caille, déléguée à l’égalité femmes / hommes au sein d’Égale

Participantes :

  • Zineb El Rhazoui, journaliste et co-fondatrice du mouvement alternatif pour les libertés Individuelles (MALI), Maroc
  • Rose-Marie Massad-Chahine, professeure à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université libanaise, Liban
  • Nathalie Pilhes, secrétaire générale à la délégation interministérielle à la Méditerranée, France
  • Soad Baba Aïssa, présidente de l’association pour la mixité, l’égalité, et la laïcité (AMEL), Algérie

Après-midi : les enjeux en Europe et en France

14 h 30 :  introduction au débat par Catherine Sophie Dimitroulias, vice-présidente de la conférence des organisations internationales non-gouvernementales du conseil de l’Europe, vice-présidente de l’AFEM

14 h 45 :  troisième table ronde, La laïcité et l’égalité en Europe

Modératrice : Teresa Boccia, professeure à l’Université Federico II de Naples, experte auprès de l’ONU, présidente de l’AFEM

Participantes :

  • Véronique de Keyser, députée européenne, Belgique
  • Ingvill Thorson Plesner, conseillère principale au centre pour les droits de l’homme, Norvège
  • Carmen Romero López, députée européenne, Espagne

15 h 45 :  quatrième table ronde, Les chantiers de l’égalité et de la laïcité en France

Modératrice : Martine Cerf, secrétaire générale d’Égale

Participants :

  • Françoise Brié, membre du haut conseil de l’égalité, vice-présidente de la fédération nationale solidarité femmes (FNSF), France
  • Moussa Allem, chargé de mission à la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) de la région Nord-Pas de Calais
  • Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, auteure de Comment le voile est tombé sur la crèche
  • Jean-Paul Delahaye, directeur général à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), France

17 h 00 :  synthèse des travaux et conclusion, Gérard Delfau, ancien sénateur, président d’Égale

© Serge Ruscram, 04-02-2014
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Quels sont vos intégristes favoris ?

Mosquée chiite, Damas
© Serge Ruscram, 2010

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Préférez-vous les intégristes chiites, sunnites, catholiques, évangéliques, juifs ?
Vous avez le droit de choisir, comme tout le monde !

La conférence Genève II réunit, sous l’égide des Nations-Unies, le gouvernement syrien, des représentants de l’opposition syrienne, l’Arabie saoudite, etc… mais pas l’Iran.

Rappelons les alliances :

  • le pouvoir syrien, alaouite (les alaouites sont des chiites), est soutenu en particulier par l’Iran et le Hezbollah libanais, eux aussi chiites, qui lui fournissent des armes et des combattants ;
  • l’opposition syrienne est hétérogène ; elle inclut une tendance nationaliste et démocratique, qui est à l’origine du printemps arabe syrien, avec en particulier l’armée syrienne libre (ASL), où des militaires syriens qui ont déserté jouent un rôle important, et une tendance musulmane intégriste sunnite, avec des composantes djihadiste et salafiste, qui a progressivement pris le pas sur l’ASL ; tout ou partie de ces factions intégristes sont soutenues par des États sunnites, en particulier l’Arabie saoudite et le Qatar, qui, eux aussi, fournissent des armes et des combattants.

Rappelons que ces deux derniers États soutiennent aussi, et souvent arment des intégristes musulmans sunnites dans les pays qui ont vu le printemps arabe, en particulier les Frères musulmans, qui, de la Tunisie à l’Égypte, s’opposent aux couches sociales à composantes démocrates et laïques fortes qui ont chassé les dictateurs. Et l’Occident, lui, a préféré ne pas armer l’ASL syrienne, de peur que des armes ne passent aux mains d’intégristes.

On est donc dans une situation où le croissant chiite [1] aide le pouvoir syrien, et où les États sunnites du Golfe aident l’opposition intégriste. Et on invite l’Arabie saoudite à Genève II mais on exclut l’Iran. Et on le fait à un moment où l’élection le 14 juin 2013 d’Hassan Rouhani, le nouveau président iranien, considéré comme « conservateur modéré soutenu par les réformateurs [2] », paraît se traduire par un assouplissement, relatif mais réel, des positions de l’Iran sur la scène internationale, ne serait-ce que par la relance des négociations sur le nucléaire. Il est intéressant de rappeler ce que disent Yousef Courbage et Emmanuel Todd au sujet de l’Iran, dans Le rendez-vous des civilisations [3] (voir la note de lecture sur ce blog) :

Lorsqu’on l’applique à l’ensemble du Moyen-Orient, l’approche démographique met immédiatement en évidence l’absurdité ou la mauvaise foi des choix géopolitiques occidentaux, et spécifiquement américains. Les démocraties occidentales, censées appuyer la modernité démocratique, refusent de voir que le pôle principal de développement dans la région est désormais l’Iran. L’indice de fécondité de la République islamique, proche de 2 enfants par femme, contraste, non seulement avec les indices de l’Afghanistan, du Pakistan et de l’Irak, mais aussi d’une façon beaucoup plus inattendue, avec celui de la Turquie, dont l’européanité est pourtant en discussion à Paris, Berlin et Bruxelles (p. 93).

Si l‘anxiété des États-Unis face aux ambitions nucléaires iraniennes apparaît exagérée et de mauvaise foi, la légèreté manifestée par la démocratie américaine dans la gestion de l’allié pakistanais, puissance nucléaire réelle, peut apparaître franchement irresponsable (p. 110).

Le choix de l’Occident et des Nations-Unies à Genève est donc de consulter l’intégrisme sunnite et d’exclure l’intégrisme chiite. Et je suis loin d’être sûr, par exemple, que je préfèrerais être une femme saoudienne plutôt qu’une femme iranienne. Imaginer une conférence de paix sur la Syrie en s’appuyant sur les sunnites et en excluant les chiites paraît pour le moins irréaliste [4]. Tout laisse à penser que ce que l’Occident recherche est plus une alliance géostratégique avec les États du Golfe que la paix en Syrie.

Va-t-on, avec le même « raisonnement », s’appuyer sur le Hamas, sunnite, et exclure le Hezbollah, chiite, dans l’analyse du conflit israélo-palestinien ?

Et que penser de la politique française, quand François Hollande, en visite officielle en Arabie saoudite les 29 et 30 décembre 2013, obtient « un cadeau indirect à Paris : l’octroi, par l’Arabie saoudite, à l’armée libanaise, d’une aide de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros), destinée à être convertie en achat de matériel français [5] » ? Le pétrole et les ventes d’armes n’ont pas d’odeur.

Ne faudrait-il pas une cuiller un peu plus longue pour souper avec les intégristes ?

© Serge Ruscram, 26-01-2014
Utilisation possible, sous réserve de mentionner l’auteur et l’URL du blog.


[1] On peut à grande maille définir ce croissant chiite comme constitué par l’Iran, l’Irak dont la majorité relative de la population et le gouvernement sont chiites, la Syrie dont les alaouites ne représentent qu’une faible minorité de la population mais dont le pouvoir est alaouite, le Hezbollah libanais.

[2] Source : Wikipédia.

[3] Seuil, La République des idées, 2007.

[4] On peut se reporter à ce sujet à l’émission de Stéphane Paoli 3d, le journal du 26-01-2014 sur France Inter, dont le sujet est « Syrie : la tectonique des plaques, et l’Usine de films amateurs », et en particulier à ce que dit Dominique David, directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales (IFRI), rédacteur en chef de la revue Politique étrangère, au sujet de la non-participation de l’Iran à Genève II (écouter à 47 mn 00)

[5] Source : « En Arabie saoudite, François Hollande obtient une aide pour l’armée libanaise », Le Monde, 30-12-2013.

Brice, Nicolas, François… Et les autres ?

Photo : lac Þingvallavatn, Islande
© Serge Ruscram, 04-2013

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Brice Hortefeux, alors ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy, a dit à propos d’Amine, militant UMP appelé « notre petit Arabe » par un autre militant : « Bon, tant mieux. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes… [1] » Lire la suite « Brice, Nicolas, François… Et les autres ? »

L’égalité, enfin !

Images : Adam Smith, David Ricardo, l’Égalité de la place de la République, Karl Marx, Thomas Piketty
© Wikipedia pour les 4 premières, École d’économie de Paris pour la cinquième

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À propos du livre de Thomas Piketty Le Capital au XXIe siècle (version 2, complétée)

J’ai évoqué assez brièvement dans un autre article de ce blog, « Croissance, environnement et égalité : 2 livres importants », le livre Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty (Seuil, Les livres du Nouveau Monde, septembre 2013). Il mérite qu’on en reparle. Lire la suite « L’égalité, enfin ! »

Laïcité : hijab, burqa et liberté de conscience

Photo : Bosra, Syrie, 04-2010
© Serge Ruscram

La loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics est très concise : elle précise seulement que « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ». Elle a été globalement bien acceptée, elle a clarifié un sujet sur lequel la réglementation et la jurisprudence étaient auparavant bien floues, et elle a mis fin à un dangereux processus de multiplication des contentieux et de radicalisation sur le sujet du voile à l’école, au lycée et au collège. Elle est donc, à mon avis, « globalement positive ». Lire la suite « Laïcité : hijab, burqa et liberté de conscience »